La Dépêche

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
La Dépêche
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne régionale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_D_F_040602.html
Texte:
ECONOMIE . Capital-investissement une année pas si mauvaise Pour clore le millénaire , le capital-investissement européen explosait en investissant 35 milliards d' euros ( + 39 % par rapport à 1999 ) dans des opérations de création , de développement ou de transmission d' entreprises . Durant la même période , il levait 48 milliards d' euros de fonds ( + 89 % ) . Mais c' était une année exceptionnelle , l' année de l' Internet . De l' avis de tous , 2001 serait , par contre coup , l' année du repli ou , dans le meilleur des cas , de la consolidation des portefeuilles . Eh bien , contre toute attente , l' an dernier s' avère être un millésime , somme toute , très correct . Le capital-investissement a levé 38 , 2 milliards de fonds nouveaux , soit 20 % de moins qu' en 2001 mais 50 % de mieux qu' en 1999 . Quant aux investissements ils sont d' un montant équivalent à celui d' il y a deux ans , soit près de 25 milliards d' euros ( dont 3 , 3 milliards investis en France dans 1.546 entreprises ) . De plus , il faut replacer cette performance dans son contexte . A savoir , un attentisme généralisé lié à la très mauvaise évolution des marchés financiers et une visibilité on ne peut plus limitée . A cela s' ajoute la difficulté , de plus en plus grande , à trouver des banques prêtent à prendre en charge la dette d' acquisition dans des opérations de transmissions d' entreprises ( ou LBO ) , fer de lance , en termes de montants investis , du capital- investissement . Donc , si le tassement est sévère dans certains secteurs du capital-risque ( investissement dans des entreprises en création ) , comme les bio- technologies , les créations ont quand mêmes obtenues 12 , 2 milliards d' euros avec , il est vrai , une forte tendance au réinvestissement . Les professionnels ont en effet joué la prudence en prenant surtout des participations ( 8 milliards d' euros ) dans des entreprises où ils étaient déjà présents . Malgré cette politique assez frileuse plus de 7.000 nouvelles entreprises en création ou en développement ont reçu , l' an dernier , 45 % des montants investis . Si , globalement , l' investissement est moindre , le montant des sorties ( c' est à dire la cession d' éléments de leur portefeuille par les sociétés de capital-investissement ) est en hausse . Il représente 9 , 6 milliards d' euros contre 8 , 4 en 2000 . A ce montant il faut , ar contre , ajouter la casse , lourde : 2 , 8 milliards d' euros de perte suite à des dépôts de bilan contre 700 millions l' année précédente . Cependant le bilan global est plutôt meilleur que les prévisions . Et 2002 ? Une bonne année ? Eduardo Bugnogne , président de l' Evca ( European private equity and venture capital association ) qui regroupe une large majorité des professionnels , le pense , bien que « le nettoyage ne soit pas terminé » . Mais , le bilan est nettement plus mitigé selon l' étude statistique des cabinets Enrst & Young et Venture One Corp . Les sociétés de capital- investissement ont , selon eux , investi , au premier trimestre , 35 % de moins qu' en 2001 . Quant aux fonds levés , leur montant aurait diminué de 33 % . Cependant , même si 2002 affichait des résultats médiocres , il n' y aurait pas péril en la demeure , la profession détenant plus de 45 milliards d' euros de liquidités . De quoi investir .