La Dépêche

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
La Dépêche
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne régionale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_D_F_040806.html
Texte:
FINANCES - UNE MODESTE BAISSE D' IMPÔTS DE 1 % ET DE NOMBREUX MINISTÈRES AU PAIN SEC Budget 2004 : le temps des vaches maigres Avant de quitter Paris samedi soir pour rejoindre son lieu de vacances à Combloux , en Haute-Savoie , le Premier ministre a signé les lettres plafond fixant l' enveloppe budgétaire des différents ministères . Ces documents précisent le volume de dépenses que les ministres ne devront pas dépasser . Car le gouvernement ne dispose que de faibles marges de manoeuvre . La croissance n' est toujours pas au rendez -vous , ce qui prive les finances publiques de recettes appréciables . De plus , Jean-Pierre Raffarin doit s' efforcer d' honorer l' imprudente promesse faite par Jacques Chirac durant la campagne présidentielle , visant à abaisser d' un tiers l' impôt sur le revenu d' ici à 2007 . Pour l' heure , on est loin de l' objectif et le Premier ministre reste prudent dans ce domaine . Il a indiqué , hier , que la décision serait prise à la fin du mois avec pour « hypothèse minimum » une baisse de 1 % en 2004 . Une réduction que les contribuables auront bien du mal à discerner sur leur feuille d' impôts tant elle est modeste . Enfin , la France , qui a été sévèrement rappelée à l' ordre par Bruxelles pour les dérapages de ses finances publiques , doit faire preuve d' une vigilance accrue afin de respecter les critères du Pacte de stabilité qui impose une rigoureuse discipline . PAS D' IMPÔT SÉCHERESSE Toutes ces contraintes rendent la préparation du budget plus que délicate . L' objectif global est de contenir la progression des dépenses de l' État à 1 , 5 % l' année prochaine , soit à peine le niveau de l' inflation , ce qui veut dire que ces dépenses resteront à leur niveau actuel . En clair , de nombreux ministères devront se serrer la ceinture . L' Équipement et les Transports , l' Industrie ou encore l' Agriculture pour laquelle il ne devrait pas y avoir d' impôt sécheresse , ainsi que l' a affirmé hier la ministre de l' Environnement , seront au nombre des perdants . Car Jean-Pierre Raffarin devra prendre dans la poche des uns ce qu' il donnera aux autres . Il s' est engagé , notamment , à augmenter les crédits de l' Éducation nationale et de la de la Recherche , deux des secteurs dans lesquels il faut désamorcer la grogne pour éviter une rentrée chaude .