La Dépêche

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
La Dépêche
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne régionale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_D_F_200802.html
Texte:
COMSOMMATION - SOUS LA PRESSION DES UTILISATEURS , ORANGE , APRÈS SFR , VA TARIFER LES COMMUNICATIONS À LA SECONDE Portables : la juste facture Bonne nouvelle pour les consommateurs . La tarification à la seconde des communications sur un téléphone portable va se généraliser en France . Après SFR , Orange vient d' adopter ce type facturation et devrait être suivi d' ici la fin de l' année par Bouygues Telecom . C' est SFR qui avait tiré le premier . C' était le 22 juillet dernier . La réponse d' Orange , son principal concurrent s' affiche depuis hier matin , dans les grandes villes et sur les écrans de pub à la TV : à partir du 15 septembre prochain , la filiale de France Telecom ira plus loin : en supprimant la première minute indivisible , elle espère conquérir de nouveaux abonnés . Une surenchère qui ne doit ni au hasard ni à une soudaine philanthropie des opérateurs . Il y a encore six mois , ils ne voulaient pas entendre parler de ce mode de tarification dénoncé , sans détours , par l' UFC . A l' époque , l' association de consommateurs avait carrément parlé « d' arnaque » . Une étude détaillée des factures avait révélé que 25 à 30 % du temps décompté n' avait jamais été utilisé . Grâce à ce système , les opérateurs récupéraient chaque mois un pactole de 180 millions d' euros ( 1 , 2 milliard de francs ) sur le dos des 37 millions d' abonnés . « PRESSION JUDICIAIRE » L' UFC peut donc , aujourd'hui être satisfaite . SFR qui avait modifié les contrats de quelques trois millions d' abonnés a été obligé de faire marche arrière après avoir été condamné le 22 mai dernier par le tribunal de Nanterre à adopter la facturation à la seconde ( voir encadré ) . En suivant le mouvement , et même s' ils s' en défendent , Orange et Bouygues ont précédé les plaintes , déposée par l' UFC auprès du Conseil de la concurrence à Paris et à Bruxelles contre les trois opérateurs . Des procédures toujours en cours d' instruction . « Ils ont lâché sous la pression , mais nous ont ne va pas les lâcher . On sent bien que les choses se sont débloquées mais il essaie de jouer malin » , explique Marie-Josée Nicoli , présidente de l' UFC-Que Choisir . Référence à la décision d' Orange de maintenir la minute indivisible sur les cartes prépayées . Mais surtout à la décision du leader Français de la téléphonie mobile d' appliquer un supplément de 0 , 002 euro par seconde , soit 0 , 12 euro par minute , sur les appels vers les mobiles SFR et Bouygues Telecom . Selon l' opérateur , cette surfacturation concerne 20 % des appels de ses clients en moyenne . « Nous pensons que nos clients raisonnent budget : avec le même forfait , ils vont téléphoner 20 à 25 % de temps en plus » , se défend Didier Quillot , directeur général d' Orange France . Version toute différente à l' UFC : « C' est une façon habile de récupérer d' une main ce qu' il cède de l' autre . En fait une pénalité déguisée , d' autant plus pernicieuse que le consommateur est complètement démuni . Quand on appelle un correspondant , on n' engage pas la conversation en lui demandant le nom de son opérateur » , s' insurge Marie-Josée Nicoli . Une pratique qui soulève un autre problème celui de « l' interportabilité » : en clair , la possibilité de garder son numéro de téléphone portable lorsque l' on change d' opérateur . Une mesure qui pourrait entrer en vigueur en 2003 .