La Dépêche

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
La Dépêche
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne régionale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_D_S_120202.html
Texte:
RODEZ ( 12 ) : ELLE FUT CHAMPIONNE DE FRANCE , EN 1995 , AU TIR À LA CARABINE Virginie Derruau Le retour de la flamme A 20 ans , il lui reste encore de nombreuses années devant elle pour retrouver cette valeur sportive qui était la sienne en 1995 . Cette année là , Virginie était devenue championne de France de tir cible à la carabine . On ne l' attendait pas à ce niveau . Sa décontraction , le fruit de son entraînement et un talent évident , furent les raisons de son succès . 7 ans plus tard , Virginie reste une excellente sportive régionale mais ne fait plus partie de l' actualité nationale . Dans le même temps , le Millavois , Valérian Sauveplane , a continué son chemin en s' installant en tête des bilans français . Virginie et Valérian sont de la même classe . La Ruthénoise possède toujours sa décontraction et son talent , seul le peu de temps consacré au tir l' a éloignée des podiums . C' est la différence qui , aujourd'hui , établit une frontière entre ce que Virginie est devenue et ce qu' elle aurait dû être . « Quand il a fallu partir pour l' INSEP à Paris et prendre une filière de prof de sports , je n' en ai pas eu envie » . A cela , on ajoutera d' autres raisons plus personnelles . « J' ai eu des choix à faire . J' ai sacrifié le tir . Ai -je eu raison ? A l' époque , j' ai ressenti qu' il fallait que j' arrête . Je ne voulais pas entrer dans l' univers des stages nationaux avec leur vision professionnelle du sport qui n' est pas la mienne . Le tir , la carabine sont des plaisirs mais en aucune façon des contraintes . « JE REVIENS » Les années passant , Virginie a grandi et mûri . Elle a pris conscience d' un certain gâchis . « Mes parents ne m' ont pas culpabilisée . Ils m' ont laissée libre » . Pourtant , Pierre , son père , entraîneur au Stade Rodez , avait bien compris que sa fille délaissait , à tort , un sport qui lui convenait parfaitement . « Oui , c' est vrai , j' ai du caractère . Je ne pouvais pas faire de sport collectif . Quand je me donne , c' est à fond . Je ne peux pas accepter qu' à côté de moi d' autres se cachent . Dans le tir , c' est le match contre soi , contre ses faiblesses et ses manques de concentration . Souvent , il m' est arrivée de vouloir tout casser car j' avais manqué une compétition . Je disais que j' allais arrêter . Mes parents attendaient que la crise passe et tout se normalisait . J' ai toujours eu cette relation passionnelle avec mon sport . Je l' aime ainsi » . C' est pourquoi , aujourd'hui , après ses années de recul , Virginie annonce qu' elle revient . « Mes études s' achèveront prochainement . Elles vont me libérer pour l' entraînement , et j' aurais le temps de retrouver l' adresse du passé . Ensuite , je penserais aux performances nationales , si toutes les sensations reviennent comme avant » .