L'Humanité

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
L'Humanité
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne nationale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_H_I_290702.html
Texte:
Aucune avancée dans les discussions israélo-palestiniennes En dépit de l' extrême tension consécutive au raid israélien sur Gaza et de la riposte palestinienne qui a entraîné , vendredi , la mort de quatre colons en Cisjordanie , le fil du dialogue n' a pas été tout à fait rompu entre Palestiniens et Israéliens , et ce , même s' il ne s' est traduit par aucune avancée notable . Au centre de difficiles discussions , la levée des restrictions pesant sur les 700 000 Palestiniens vivant dans les sept villes autonomes de Cisjordanie , soumises à un sévère couvre-feu . Or , n' eut été le raid israélien sur Gaza dont l' objectif était de saborder la trêve des attentats que devaient annoncer les organisations palestiniennes , Hamas compris , ce début de discussion israélo-palestinien aurait sans doute pu aboutir à des résultats permettant d' amorcer un réel dialogue . Sans vraiment le condamner , Shimon Peres , le chef de la diplomatie israélienne , qui doit rencontrer lundi le président Chirac , s' est borné à admettre qu' il s' agissait d' une " faute à 100 % " . Les condamnations de la communauté internationale ne sont probablement pas étrangères au fait qu' Israël affirme qu' il n' est plus opposé à la levée aux mesures de restrictions frappant les territoires occupés et à sa décision de remettre lundi à l' Autorité palestinienne les 15 millions de dollars de recettes fiscales qu' il avait gelés . Pour l' heure , il ne s' agit peut-être que d' effet d' annonces destinées à rassurer la communauté internationale , au moment même où le Conseil de sécurité de l' ONU doit examiner un projet de résolution condamnant le raid israélien sur Gaza , présenté par la Syrie et soutenu par les pays arabes . Un projet auquel s' oppose Washington qui a exigé que la résolution mentionne une " condamnation ferme du terrorisme " et qu' elle cite explicitement le Djihad islamique , le Hamas et les Brigades des martyrs d' Al Aqsa comme organisations terroristes . Washington souhaite également que cette résolution appelle les deux parties à poursuivre les discussions politiques en vue d' une solution au conflit et que toute mention d' un retrait israélien devra faire référence à la sécurité d' Israël . Assuré du soutien sans faille de Washington , Israël campe sur ses positions . Tout en maintenant son dispositif de bouclage des territoires occupés et pendant que ses troupes traquent les auteurs des attentats de vendredi contre les colons israéliens , elle continue d' exiger que l' Autorité palestinienne sévisse contre le Hamas et les autres organisations palestiniennes . " Il y a des choses qui me font rire , a rétorqué à ce sujet , Mohamed Dahlan , conseiller de Yasser Arafat et ancien chef de la sécurité à Gaza , dans un entretien à Libération . Arafat est encerclé . Le peuple palestinien est bouclé . Les villes sont sous couvre-feu . Pourtant , les Israéliens demandent à Arafat de remplir ses obligations . Ils le traitent comme un prisonnier et voudraient qu' il agisse comme un président . " En effet .