L'Humanité

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
L'Humanité
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne nationale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_H_S_041202.html
Texte:
FOOTBALL . Dernière chance pour Fernandez ? Le PSG dans une mauvaise passe doit gagner ce soir contre Lyon ( 18 h 30 , Canal Plus ) . Bon anniversaire , tu es viré . C' est peut-être la mésaventure qui va arriver ce soir à Luis Fernandez en cas de défaite du PSG face à Lyon . Au moment où l' entraîneur parisien fête ses deux ans à la tête du PSG , l' équipe de la capitale traverse sa traditionnelle crise automnale . Celle -là même qui avait valu son poste à Philippe Bergeroo il y a deux ans . Celle -là même qui avait vu les Parisiens perdre des points l' an dernier en pleine " affaire Anelka " . Et quand le navire flotte mais menace de couler , les dirigeants successifs du club ont pris l' habitude de débarquer le capitaine . Ce que laissait d' ailleurs entendre hier Laurent Perpère ( 1 ) : " Personne n' est intouchable . Si nous perdons contre Lyon , nous aviserons ... Pour être clair , il me semble que , aujourd'hui , se passer des services de Fernandez serait moins préjudiciable pour l' avenir du club que de laisser partir Ronaldinho ... " Face à ses menaces à peine masquées , le principal intéressé avance serein . Malgré les trois derniers matchs soldés par autant de défaites ( dont un 3 - 1 à Monaco samedi dernier ) , un point pris sur les cinq dernières rencontres , un niveau de jeu affligeant depuis la dernière victoire en championnat face à Marseille ( 3 - 0 ) , le 26 octobre dernier , et une modeste dixième place , à sept points du leader lyonnais , Luis Fernandez n' entend pas démissionner . " On ne dépose pas les armes comme ça chez Luis , ce n' est pas dans sa nature . Je suis serein , tranquille , calme . Ce sont les supporteurs qui décideront de mon avenir . Ce sont eux qui ont voulu que Luis revienne il y a deux ans , s' ils veulent que Luis parte , je partirai . " Puis , reprenant un discours à la première personne : " Mais que je reste un match , un an ou quinze jours de plus , ça ne changera rien à mes idées . Je les garde et s' il faut mourir avec , je le ferai . " Don Quichotte , Luis ? Pourvu que les Lyonnais ne se transforment pas ce soir en moulins à vent !