L'Humanité

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
L'Humanité
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne nationale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_H_S_280103.html
Texte:
Basket . Yao Ming illumine la NBA 22 ans , 2 , 26 mètres et 134 kilos , la nouvelle star de la NBA est chinoise et dit être " un col bleu " . Portrait du défenseur des Houston Rockets . Il n' est pas rare de voir , dans la presse chinoise , une personnalité qui a réussi à l' étranger être célébrée en héros national . Mais lorsque il s' agit d' un joueur de basket-ball et qu' il fait la une du Sanlian Shenghuo Zhoukan , il y a de quoi être surpris . Cet hebdomadaire , que l' on classe parmi la presse intellectuelle chinoise , revient longuement cette semaine sur Yao Ming , étoile montante de la NBA , originaire de Shanghai . Il est vrai que Yao est un peu le prodige d' un sport certes populaire en Chine , mais bien loin des grandes nations du basket-ball . À vingt-deux ans , il a non seulement fait fortune aux États-Unis mais est entré dans l' histoire . Comme l' indique un universitaire chinois , " il est à présent la plus grande marque publicitaire de la Chine aux USA et représente l' identité chinoise à l' heure de la mondialisation " . Un homme qu' on ne peut plus regarder uniquement sous l' angle du sport . Remarqué par le représentant de Nike en Chine , Yao Ming s' est vu propulsé sous les projecteurs de la NBA sans qu' il comprenne pourquoi , estimant que " beaucoup d' autres joueurs chinois étaient meilleurs " que lui . Son père , ancien joueur de l' équipe nationale de Chine , l' envoie faire du basket dans un club de Shanghai , lorsqu' il a neuf ans , afin de l' intégrer au monde du sport . À cette époque explique -t-il , son entraîneur disait du jeune Yao : " S' il arrive un jour à jouer au basket , j' arrête d' entraîner . " Cela a fini par arriver , mais l' entraîneur était déjà parti à la retraite . Quant à l' intéressé , il joue toujours aux jeux vidéos et se passionne pour les voitures de course . Ses proches le qualifient d' ailleurs de " bon petit garçon " . Yao Ming est en effet étrangement naïf , au point d' affirmer dans une interview au Sanlian qu' il n' est pas riche et que l' argent n' est pour lui qu' une succession de chiffres . Ses performances lui ont quand même permis d' être à la tête d' un pactole estimé à plus de 2 millions de dollars alors qu' il gagnait à peine 1 000 yuans par mois ( 150 euros ) lorsqu' il jouait en CBA ( l' Association de basket chinois ) au club des Shanghai Sharks . Malgré ce changement de vie , le géant chinois affirme , en bon marxiste : " Je suis un col bleu , ce que je fais je le fais uniquement avec ma force . " Pas folle , la Chine a fait de lui non seulement une vedette mais aussi un produit commercial comme jamais auparavant . Chaque magasin de sport vend le tee-shirt de la star nationale de basket américain et propose également toute une panoplie digne des grands noms du sport tel Zinedine Zidane . Défenseur de l' équipe des Houston Rockets , il est actuellement en compétition avec l' incontournable Shaquille O'Neil , la vedette des Lakers , pour le titre de meilleur joueur de la NBA . Et celui qu' on a surnommé en Chine " le Tiancai " ( don du ciel ) , est en passe de devenir le plus grand sportif chinois de tous les temps .