Le Monde

Corpus:
Chambers-Rostand (E)
Nom de fichier:
Le Monde
Contact:
Angela Chambers, Séverine Rostand, Université de Limerick, Irlande
Niveaux d'annotation:
Annotation automatique
Statut de l'annotation:
automatique
Type:
presse écrite
Sous-type de texte:
presse quotidienne nationale
Modalité:
écrit
Sample address:
/annis-sample/chambers-rostand/1_M_F_121102.html
Texte:
Les foncières cotées , nouvelles valeurs-refuges ? DEPUIS le krach boursier commencé en mars 2000 , les sociétés immobilières cotées ont joué leur rôle de refuge . La comparaison des historiques du CAC 40 et de l' indice de l' Institut d' épargne immobilière et foncière ( IEIF ) témoigne de la bonne résistance du second à côté de la déconfiture du premier : de janvier 2000 à octobre 2002 , l' indice IEIF a progressé de 1 , 2 % , lorsque le CAC 40 perdait 47 % . Les valeurs foncières européennes , que synthétise l' indice Efpra , ont , dans la tempête , également maintenu leurs cours : entre octobre 2001 et octobre 2002 , l' indice Eurostoxx 50 a perdu 30 % et l' indice Efpra a gagné 5 % . Les résultats du premier semestre 2002 , que les foncières communiquent depuis quelques semaines , font d' ailleurs souvent apparaître des croissances à deux chiffres et des dividendes généreux . Klépierre , valeur phare Klépierre , fortement investie dans les centres commerciaux , reste la valeur préférée des gérants de fonds immobiliers : Son cours a été un peu affecté entre août et octobre 2002 par la conversion en actions de ses obligations convertibles , passant de 134 euros à 115 euros , mais il devrait vite reprendre sa progression , avec un objectif à 144 euros , estime Séverine Farjon , de Fortis Bank , dont la stratégie est de privilégier les centres commerciaux et les foncières investies dans des niches , comme le crédit-bail , les entrepôts ou l' hôtellerie . Unibail , après avoir réalisé un beau parcours boursier , passant de 55 euros , en janvier 2002 , à 70 , 90 euros , le 21 mai , a retrouvé , le 7 novembre , son cours de début d' année . Cette valeur a été victime des qualités même qu' on lui trouve : sa bonne liquidité , avec 100 % du capital circulant en Bourse , ce qui autorise les gérants de fonds à concrétiser les plus-values dès qu' ils le peuvent , et sa politique d' investissement à contre-cycle dans le bureau : Nous avons lancé de grandes opérations , comme Coeur Défense , aujourd'hui achevée , ou la cité de Retiro , rue Saint-Honoré et livrée à Cartier , lorsque les prix de l' immobilier étaient bas et nous sommes , aujourd'hui , sélectifs et prudents , plaide Léon Bressler , PDG d' Unibail , dont le patrimoine est à 60 % composé de bureaux , à 33 % de centres commerciaux et à 7 % de centres d' exposition . La demande de locaux à louer ralentit et nous constatons une légère dégradation des valeurs locatives , mais le marché retrouvera , à mon avis , dès 2003 , une orientation positive , notamment dans les zones d' affaires où nous sommes présents et où l' offre de qualité reste encore rare , annonce-t- il . Les paris de sophia La foncière Sophia investit dans le bureau , avec des paris audacieux sur la ville de Saint- Denis , et dans les plates-formes logistiques , notamment à Saint-Witz ( Oise ) . Elle voit son cours de Bourse désespérément stable , autour de 30 euros , et a du mal à convaincre de ses perspectives de croissance , pourtant prometteuses dès lors que des locataires auront été trouvés pour ses immeubles de Saint-Denis . La forte présence de la Société générale et des AGF dans l' actionnariat de Sophia , à près de 27 % chacun , limite cependant sa liquidité et freine ainsi sa valorisation en Bourse . Dividendes attractifs La Société foncière lyonnaise ( SFL ) est à la tête d' un prestigieux patrimoine d' habitation à Paris et en a entamé la vente dès 2000 pour s' investir dans les bureaux et les commerces du quartier central des affaires de la capitale . La vente de ces beaux immeubles historiques , dans la société depuis son origine , procure de confortables plus-values , pénalisées par la fiscalité : Nous sommes taxés deux fois , par le biais de l' impôt sur les sociétés , à 35 % , et par celui des dividendes reversés aux actionnaires , déplore Yves Mansion , PDG de la SFL . Le cours de SFL reste stable autour de 30 euros ( 27 euros au 8 novembre 2002 ) , et ses chances d' envol sont réduites par la faible part de capital en Bourse , seulement 25 % . A l' instar des autres foncières , SFL est cependant généreuse en dividendes , qui représentent 5 , 5 % du cours , soit 1 , 5 euro par action . L' intérêt des foncières se trouve , probablement , dans la distribution de dividendes généreux : Les foncières sont des valeurs de rendement et il faut cesser de se focaliser sur les perspectives de croissance , recommande Daniel Tondu , directeur général de Acofi Gestion , gérant d' importantes sicav immobilières .