PUB-BAY-1

Corpus:
CRFP (O)
Filename:
PUB-BAY-1
Contact:
Claire Blanche Benveniste
Abstract:
météo, informations. Réactions de certaines personnes sur les tentatives basques
Recording date:
00/00/2000
Recording duration:
00:31:30
Signal type:
audio
Sound quality:
environnement peu bruité
Anonymization status (recording):
script Daniel Hirst
Annotation tiers:
Annotation automatique
Identifier:
L1, L2, L3, L4, L5, L6, L7, L8, L9, L10, L11, L12, L13, L14, L15, L16
Age:
inconnu, inconnu, inconnu, inconnu, 21-60, inconnu, 21-60, 21-60, inconnu, 21-60, 21-60, 21-60, 21-60, inconnu, inconnu, inconnu
Gender:
M, F, M, M, F, M, M, F, M, M, F, M, M, M, M, M
Profession:
journaliste, journaliste, journaliste, traducteur, journaliste, journaliste, politicien, chef d'entreprise, journaliste, journaliste, journaliste, journaliste, politicien, politicien, politicien, inconnu
Level of education:
inconnu, inconnu, inconnu, inconnu, inconnu, inconnu, études supérieures, lycée, inconnu, inconnu, inconnu, inconnu, études supérieures, inconnu, inconnu, inconnu
Birthplace:
inconnu, France, Aquitaine, Bayonne, France, Aquitaine, inconnu, inconnu, inconnu, France, Aquitaine, Bordères, France, Aquitaine, Bayonne, inconnu, inconnu, inconnu, France, Ile-de-France, Paris, inconnu, France, Aquitaine, inconnu, inconnu
Annotation status:
automatique
Type:
médias oraux
Sector:
professionnel
Milieu:
politique
Modality:
oral
Number of speakers:
2+
Channel:
radio
Sample address:
/annis-sample/crfp/PUB-BAY-1.html
Text:
le temps est brumeux cette nuit les températures seront fraîches de deux à cinq degrés avec de petites gelées locales pour demain matin eh bien vous retrouverez ces gelées avec des brumes et brouillard le soleil sera au rendez-vous dans l' après-midi il fait toujours très très doux demain grâce au vent d' est sud-est qui souffle faible à modéré jugez plutôt des maximales elles oscilleront entre quinze et dix-sept degrés puis ne manquez pas Place Publique ce sera juste après le journal de dix-huit heures avec vos questions au standard au 05 59 59 17 17 il est tout juste dix-huit heures c' est le journal avec Anne-Marie Chancerelle bonsoir Anne -Marie bonsoir indignation consternation dénonciation les réactions se multiplient avec l' annonce de la fin de la trêve de l' E T A aujourd' hui Herri Batasuna en appelle au calme et à la responsabilité treize militants de l' E T A jugés à partir d' aujourd' hui devant le tribunal correctionnel de Paris une pagaille noire selon les propres termes du président du tribunal dix virgule huit pour cent de chômage dans les Pyrénées Atlantiques François Bayrou veut prendre les grands moyens et annonce l' embauche de douze jeunes chargés de resserrer les liens entre employeurs et demandeurs d' emploi les réactions sont nombreuses après la menace de l' E T A de rompre sa trêve à partir de vendredi prochain côté Pays Basque français celle des élus comme Michèle Alliot-Marie le député-maire de Saint-Jean de Luz estime que cette trêve était davantage une tactique une réelle volonté le président du Conseil Général François Bayrou estime qu' il s' agit d' un événement extrêmement important et qui va avoir des conséquences absolument terribles Alain la Massoure parle de négation de la démocratie le président du district Béabé se déclare comme François Bayrou solidaire des démocrates espagnols la socialiste Nicole Perry se déclare profondément consternée côté nationaliste basque Julen de Madariaga l' un des fondateurs de l' E T A estime que Ma~ que Paris et Madrid ont trop joué avec le feu notamment jetant prison les interlocuteurs choisis par l' E T A pour négocier le processus de paix et puis ce matin à San Sebastian Herri Batasuna considéré comme le bras politique de l' E T A tenait une conférence de presse avec en particulier les responsables de la coalition Abertzale Arnaldo Otegui et Bernando Barrena Bixente Brignon la déclaration faite par Arnaldo Otegui a duré à peine un quart d' heure en basque et en espagnol Herri Batasuna tout d' abord lancé un appel au calme et à la responsabilité politique puis son porte-parole s' est attaché à souligner tout le côté positif qu' a eu la trêve Lizarra-Garazi ou bien l' assemblée des villes du Pays Basque il n' est pas question pour H B de revenir sur ces acquis après le positif le négatif pour Arnaldo Otegui la trêve a été sabotée Herri Batasuna affiche clairement son total mépris politique envers l' attitude qu' ont eue certains partis politiques et certains médias ça été du sabotage permanent ça été de la provocation permanente en fait ils ont voulu livrer une bataille contre la raison et le bon sens à partir de là ce n' est plus la peine d' aller chercher ailleurs les responsabilités mais nous voulons dire clairement à la société basque nous lui disons qu' elle a assez de force et d' énergie sociale économique et politique pour ramener le Pays Basque jusqu' à la paix et la démocratie c' est là qu' est notre responsabilité politique le PSOE le Partido Popular l' U D F ou le P S savent qu' ils ont perdu la bataille ils savent qu' en fait ce n' est plus qu' une affaire de temps voilà et puis la coalition indépendantiste a annoncé d' autre part un rassemblement pour samedi après-midi prochain à Bilbao et compte tenu de cet événement que constitue l' annonce de l' E T A de rompre la grève Radio France Pays Basque bouleverse ses programmes notre émission Place Publique de ce lundi sera consacrée à ce sujet dans quelques minutes Florence Tiurme recevra pendant une heure François Maïtia responsable Pays Basque du Parti Socialiste Pampi Dirazar porte-parole d' Abertzale Batasuna Max-François Brisson secrétaire Pays Basque du R P R une émission dirigée par Florence Tiurme avec Gorka Landaburu notre correspondant à San Sebastian vous pouvez vous poser vos questions en direct dès maintenant en appelant au 05 59 59 17 17 la fin de la trêve de l' E T A qui survient alors que vingt-six indépendantistes basques devaient être jugés aujourd' hui à Paris devant le tribunal correctionnel finalement treize d' entre eux seulement seront jugés les autres le seront la semaine prochaine parmi ceux qui devaient être jugés aujourd' hui cinq le seront par défaut car ils se trouvent dans la clandestinité parmi les prévenus Daniel Dergui et Gabino Etxebarria arrêtés en juillet quatre-vingt-seize en région parisienne sur place à la trente et unième Chambre correctionnelle de Paris notre envoyée spéciale Sarah Lemoine Sarah Lemoine la séance a été plutôt animée le procès a rapidement tourné à l' affrontement quand l' audience ouvre trois des prévenus dénoncent l' absence d' un des leurs retenu après avoir refusé de se soumettre à la fouille corporelle Julen Atxurra Egorrola le principal prévenu de l' affaire crie alors sa colère Vive le Pays Basque libre Vive l' E T A militaire le procureur Irène Stolère est traitée de terroriste et de fasciste dans la salle les familles et les amis venus en bus du Pays Basque espagnol ou français applaudissent et lèvent le poing interruption d' audience à la reprise les prévenus tous revêtus d' un tee-shirt de l' E T A un serpent enroulé autour d' une hache réclament un interprète en langue basque selon leur avocate Maître Molina la présence d' un interprète franco-espagnol révèle un fort mépris pour des personnes qui risquent dix ans de prison elle dénonce même une parodie de justice face au refus du Président les prévenus décident alors de quitter la salle le procès continuera sans eux à l' extérieur c' est aussi l' affrontement familles amis des prévenus improvisent une manifestation devant le Palais de Justice les tracts volent la Police les embarque tous direction le commissariat du premier arrondissement pour vérification d' identité alors que tous les indices économiques sont au beau fixe le chômage décroît lentement beaucoup trop lentement tout cas pour les élus du département le taux de chômage dans les Pyrénées Atlantiques est aujourd' hui de dix virgule huit pour cent le Conseil général lance une opération d' insertion pour l' emploi Jean-Pierre Dosset les Pyrénées Atlantiques comptent plus de dix mille RMistes un chiffre insupportable d' autant qu' il augmente chaque année pourtant le chômage n' est pas une fatalité il y a des RMistes capables d' accéder à l' emploi instantanément et il y a des chefs d' entreprises qui recherchent du personnel l' Assemblée départementale a donc décidé de prendre le taureau par les cornes son président François Bayrou il y a des milliers de gens dans le département des Pyrénées Atlantiques qui restent complètement euh en dehors de l' emploi et qui n' ont aucune chance d' en retrouver un euh et ça on peut pas l' accepter et en même temps si vous regardez il y a des emplois qui trouvent personne pour les remplir il y a là un chaînon qui manque et c' est v-~ vraiment le le l' explication de de de tous les ou de beaucoup d' échecs on rencontre en particulier en matière de social pour moi on n' est pas quitte avec les gens quand on leur donne un chèque une allocation douze jeunes animateurs locaux vont donc prendre leur bâton de pèlerin pour tenter de faire le lien entre les demandeurs d' emploi et les chefs d' entreprises Maélis Darichon est chargée de collecter le travail de ses petits camarades basques comme tous ses nouveaux collègues elle est jeune et très déterminée j' ai une expérience moi de dix ans grande distribution spécialisée j' ai été souvent sollicitée en tant que chef d' entreprise pour des actions d' insertion et aujourd' hui ben j' ai choisi de de changer de bord d' essayer de fédérer autour de moi des chefs d' entreprise qui trouveront je pense dans l' insertion une autre dimension à leur fonction de chef d' entreprise et une autre dimension aussi dans leur implication dans la vie locale euh de tous les jours chaque animateur a pour objectif d' organiser deux cent rapprochements par an et pour que ce travail ne soit pas une simple mesure supplémentaire ils rendront compte de leurs investigations aux élus du Conseil général tous les six mois la saison s' achève pour l' Hôtel du Palais comme pour beaucoup d' entreprises de tourisme le Palace de Biarritz affiche une augmentation de quinze pour cent de son chiffre d' affaire pour son dernier bilan et puis dimanche soir lors de la huitième nuit des Biarrots Michel Froisse a été institué Biarrot de l' année pour son festival du film industriel et pour son dernier ouvrage La révélation de Casablanca paru chez Atlantica Gérard Staque est arrivé au Paraguay le globe-trotter béarnais qui parcourt le Monde à moto pour le compte de la Croix Rouge et du Croissant Rouge arrive de Patagonie via l' Uruguay le Paraguay le d-~ soixante dix-huitième pays visité par Gérard Staque qui se rendra ensuite au Brésil le plan Vigi-pirate a été mis à nouveau en place en Corse une compagnie de C R S a été envoyée en renfort à Rennes une bombe a été retrouvée devant les locaux de l' A N P E l' engin de deux kilo et demi de dynamite n' a pas fonctionné semaine décisive pour la paix en Irlande du N- du Nord avec la formation d' un premier gouvernement multiconfessionnel les pompiers à nouveau dans la rue un peu partout en France de légers incidents se sont produits à Bordeaux Lyon et Brest il est dix-huit heures et huit minutes Franck Olivar merci Anne-Marie voyons tout de suite les chantiers pour demain info autoroute avec A S F dense bien sûr sur l' A soixante-trois trois portions seront concernées par des travaux Bayonne-sud Bayonne-nord Ondres-Bayonne-sud et Saint-don-~ Saint-Jean de Luz-sud Saint-Jean de Luz-nord et puis concernant l' A soixante-quatre entre Capvern et Tournay quatre kilomètres et demi de travaux et circulation basculée sur cinq kilomètres sur la voie rapide entre Salies-de-Béarnais-Orthez dans le sens Bayonne -Toulouse dix-huit heures neuf sur Radio France Pays Basque Place Publique l' émission de la rédaction de Radio France Pays Basque consacrée ce soir à la rupture de la trêve de l' E T A invités François Maïtia conseiller régional secrétaire fédéral Parti Socialiste au Pays Basque Max Brisson responsable du R P R côte basque Pampi Dirazar porte-parole du mouvement Abertzale Batasuna et en direct avec nous depuis San Sebastian notre correspondant Gorka Landaburu une émission proposée animée par Florence Tiurme bonsoir le seize septembre quatre-vingt-dix-huit l' E T A annonçait une trêve illimitée et unilatérale hier l' organisation indépendantiste basque annonce la rupture de cette trêve de la manière suivante à partir du trois décembre il revient à l' E T A de faire savoir aux commandos opérationnels quand commencer à réaliser des actions une déclaration publiée par le journal nationaliste Gara ce soir dans Place Publique vous pourrez poser vos questions à trois représentants de mouvements politiques réunis autour de cette table Max Brisson le responsable du R P R côte basque Pays Basque M-~ François Maïtia secrétaire fédéral Parti Socialiste au Pays Basque Pampi Dirazar porte-parole d' Abertzale Batasuna une formation qui regroupe plusieurs tendances de la gauche nationaliste et avec nous depuis San Sebastian le correspondant de Radio France Pays Basque Gorka Landaburu avant de vous donner la parole aux uns et aux autres je voudrais simplement faire un petit rappel historique la naissance d' E T A et Euskadi ta Azkatasuna Pays Basque et Liberté remonte au trente et un juillet dix-neuf cent cinquante-neuf mais la première action armée le premier attentat mortel intervient le sept juin dix-neuf cent soixante-huit on chiffre aujourd' hui à prés de huit cent le nombre de morts attribués à l' E T A l' organisation qui revendique l' indépendance du Pays Basque a toujours mené ses actions sur le territoire espagnol mais la France a longtemps servi et sert toujours d' ailleurs de base de repli aux clandestins cette trêve aura duré quatorze mois c' est la plus longue jamais vue dans l' histoire de l' E T A aujourd' hui la première question est de savoir bien sûr pourquoi elle a été rompue question à Gorka Landaburu beh il est difficile bon il y a le communiqué de l' E T A évidemment hier la déclaration qui euh dit clairement que euh il rompt la la la trêve euh et que il décide de reprendre euh les attentats les armes pour diverses raisons d' abord il y a la raison de la responsabilité des gouvernement français et du gouvernement de Madrid qui euh ont tout fait pour bloquer le processus de paix qui était en marche depuis euh l' annonce de la trêve comme vous l' avez précisé le seize septembre de l' année dernière ils accusent également les partis nationalistes modérés Parti Nationaliste Basque et Eusko Alkartasuna qui ont eu diverses réunions avec l' E T A avant et après la trêve pour mettre en marche en marche ce qu' on appelle le processus de construction nationale ils accusent de à ces partis nationalistes de n' avoir pas été au bout de leurs idées et que ils ont également freiné ce processus et que dans le contexte actuel vu qu' il n' y a pas de négociation et que Madrid fait la sourde oreille c' est la considération essentielle qui permet à l' E T A de décider de reprendre les attentats merci Gorka pour ce premier point de vue et première question peut-être à Max-François Brisson puisque vous êtes ici le représentant du R P R est-ce que le gouvernement français porte selon vous une responsabilité dans cette rupture de la trêve la France est certes concernée par ce qui se passe au Pays Basque espagnol et concernée par ce qui se passe au Pays Basque mais je crois qu' on ne peut pas mettre comme cela euh les deux gouvernements sur un pied d' égalité surtout faire une amalgame entre ce qui se passe au Pays Basque français et ce qui se passe au Pays Basque espagnol euh c' est trop facile et puis ça ne correspond pas la réalité de ce que nous vivons au quotidien le Pays Basque français euh c' est le Pays Basque français ce qui se passe en Pays Basque espagnol est une affaire qui concerne d' abord l' état espagnol et les citoyens qui vivent dans ce pays alors l' état espagnol est-il responsable de la rupture de cette trêve vous savez cette dans ce genre d' affaire les responsabilités sont partagées le petit jeu consiste à se repasser la responsabilité à se refiler le bébé l' affaire est beaucoup trop grave euh pour qu' on joue à ce jeu-là euh c' est es-~ le gouvernement espagnol a fait ce qu' il devait faire moi je pourrais aussi constater que l' E T A après tout n' a jamais baissé la garde a certainement continué sans que j' ai des informations particulières à se réarmer et à reconstituer sa logistique on peut se demander aussi dans l' autre sens si cette trêve n' était pas un peu tactique surprise indignation consternation se sont les mots qui reviennent aujourd' hui inquiétude également mais nous en parlerons peut-être dans une seconde partie de ce débat pour autant est-ce qu' on peut pas se se dire qu' il y avait des signes précurseurs la question précurseur à l' annonce de cette rupture de la trêve est-ce qu' on pouvait pas s' y attendre dans une certaine mesure c' est un peu la position je crois qu' Abertzale Batasuna défend aujourd' hui Pampi Dirazar et inquiétude aussi oui enfin tout d' abord je voudrais dire que dans l' esprit de beaucoup de gens les gens ont confondu un petit peu un processus de paix une trêve et euh la la solution au conflit un processus de paix ce n' est pas la fin d' un conflit euh en quatorze mois de trêve effective aucun signe n' est venu de la part des gouvernements français et espagnol il y a deux mois déjà euh l' organisation E T A avait euh je dirais frappé un peu du poing sur la table en en demandant à toutes les parties prenantes dans le conflit de et à la société basque de s' investir pour qu' il y ait réellement une solution je ne suis pas persuadé moi que les que les états français que les gouvernements que les gouvernements français et espagnol souhaitaient sortir du conflit je pense qu' ils souhaitaient revenir à la sou-~ à la situation antérieure alors peut-être que justement cette réaction de Pampi Dirazar on vous prend un petit peu à chaud François Maïtia parce que vous arrivez à l' instant même dans nos studios mais en tout cas cette position de Pampi Dirazar appelle une réflexion de votre part est-ce que le gouvernement français sortait sortir du conflit le gouvernement français et le gouvernement espagnol sortait voir une issue rapide une issue réelle au conflit j' ai le sentiment mais c' est un sentiment que le gouvernement français aspire à ce que la paix règne sur le Pays Basque euh mais s' agissant de personnes qui utilisent la lutte armée pour arriver à des fins politiques euh quand une trêve est annoncée il y a d' abord le temps de la confiance qui doit s' établir et ce temps il est forcément long euh du jour au lendemain il n' est pas facile de faire admettre à la société basque que les étaras sont devenus des agneaux et euh donc il faut que le temps fasse son oeuvre et aujourd' hui ceux qui d' entrée de jeu avaient dit que la trêve de l' E T A c' était une tromperie que on ne peut pas fonctionner avec une trêve euh en suspens que pour engager euh une démarche constructive bien il convient de donner des signes complémentaires eh bien aujourd' hui ceux qui disaient hier que cette trêve il fallait un peu s' en méfier viendront dire qu' ils avaient raison et pour ce qui me concerne alors ainsi je pense que il y avait une occasion qui a été créée qui méritait que cela dure encore davantage pour que la confiance commence à s' installer je pense que dans les rues de San Sebastian euh on vivait plus à l' aise ces derniers mois de façon un peu plus sereine et que cette confiance elle était en train de s' installer mais que cette confiance a été unilatéralement rompue par l' E T A et donc je tiens à dire avec euh beaucoup de fermeté que cette nouvelle qui a été donc annoncée est une vraiment mauvaise nouvelle c' est une mauvaise nouvelle pour le Pays Basque mais cela fait des années que le terrorisme était mauvais pour le Pays Basque Pampi Dirazar euh sur la question de confiance il faut que la cons-~ la confiance que la confiance soit mutu-~ mutuelle quatorze mois de trêve c' est quand même de un argument de de confiance en face on a quand même euh il y a quand même eu vingt-six incarcérations sept expulsions deux extraditions ce n' est pas des des éléments qui prêtent à à se mettre en confiance effectivement que fallait-il annoncer selon vous déjà d' emblée un rapprochement des prisonniers euh d-~ d' emblée il aurait fallu donner un signe fort le signe fort aurait pu être aurait été le rapprochement des prisonniers aurait pu être le regroupement des prisonniers il aurait fallu un signe qui fasse comprendre à la société basque en général que les gouvernements étaient prêts à sortir du conflit alors je appelle Gorka Landaburu à San Sebastian Gorka est-ce que c' est le point de vue qui ressort aujourd' hui des des analyses des différentes analyses politiques que l' on retrouve dans la presse que l' on retrouve dans les prises de positions des différents partis politiques est-ce que le rapprochement des prisonniers un signe fort comme vient de le dire d-~ Pampi Dirazar euh à l' instant même est-ce que ce rapprochement des prisonniers aurait suffit pour faire avancer la trêve en tout cas pour la prolonger et aller plus loin ensuite ou est-ce qu' il fallait tout de suite mettre sur la table la question de l' indépendance du Pays Basque qui est quand même la revendication fondamentale de l' E T A bon évidemment je crois que de toute façon il faut euh écarter les problèmes c' est-à-dire dans un sens clair le le rapprochement des prisonniers politiques à mon avis et je crois que la majorité des partis politiques basques ici le disent et le répètent depuis longtemps d' ailleurs même avant la avant la trêve c' est que le collectif des prisonniers de l' E T A aurait du être rapproché déjà depuis longtemps parce que c' est une décision qu' avait pris le parlement basque et même le parlement de Madrid et là je crois que Monsieur Aznar a eu tort il a joué un peu avec les prisonniers politiques comme un bras de fer en disant à l' E T A je rapprocherai les prisonniers politiques il a fait il a fait timidement l' année dernière au mois de décembre à peine une vingtaine cette fois-ci du côté du mois de juin c' était une quarantaine de prisonniers mais c' était véritablement insuffisant il est vrai que si dès le départ ou t-~ ou quelques semaines après la trêve le président du gouvernement espagnol avait fait un geste important ça aurait été interprété euh ce geste aurait été interprété d' une façon totalement positive par la plupart des formations politiques bon voilà un point je crois que même si la trêve est interrompue il faut continuer à exiger que par droit les prisonniers soient rapprochés de leur famille au Pays Basque ça n' a rien à voir avec la trêve ou avec l' interruption de la trêve je crois que les choses sont claires du moins c' est ce que précise ici la grande majorité des partis politiques d' autre part ici effectivement vous avez parlé tout à l' heure tout à l' heure euh du problème de euh des des occasions perdues euh c' est triste c' est vrai quatorze mois de trêve on s' était habitué à vivre en paix on s' était habitué à vivre sans attentat beaucoup de gens menacés je parle en particuliers des conseillers municipaux du Parti Populaire ou même du Parti Socialiste euh ont vécu une période beaucoup plus tranquille ces derniers mois on respirait plus tranquillement à San Sebastian Bilbao ou à Gasteiz-Vitoria et dans le sens des responsabilités effectivement que l' on parle que le gouvernement espagnol nous l' avons critiqué il est vrai on le critique durement ici au Pays Basque mais j' estime et je crois que c' est un peu également la position de la plupart des partis politiques ici qui sont réunis cet après-midi et qui analysent cette situation disent que la seule responsabilité de la rupture de la trêve elle incombe à l' E T A parce que l' E T A va revenir à la violence il est évident que la société basque et dans sa grande majorité a dit mille fois non à la violence mille fois non au terrorisme et au chantage et je crois que l' E T A prend une grave responsabilité et elle risque de s' isoler définitivement de la société basque si elle reprend les armes je je veux réagir à ce que dit Gorka Landaburu parce que moi en effet depuis ce matin enfin depuis hier je pense aussi à mes amis du P P le R P R avait noué des liens important avec Carlos Iturgaiz et le Partido Popular rien ne justifie dans un état de droit rien ne justifie en Europe aujourd' hui dans une démocratie que lorsque l' on est un simple conseiller municipal on doive se promener avec des gardes du corps or c' est quand même bien cela que vivent aujourd' hui les élus socialistes ou les élus du P P d' Euskadi cela n' est pas justifiable à quelques kilomètres de chez nous et au coeur d' une Europe qui est profondément démocratique toutes les thèses peuvent s' exprimer tout peut-être dit tout peut-être écrit donc rien ne justifie la violence et c' est cela d' abord qu' il faut condamner clairement Max Brisson vous souhaitez réagir Carlos Iturgaiz président du Partido Popular qui disait ce matin el-~ l' E T A détruit une fois de plus les espérances de paix des démocrates elle confirme qu' il ne s' agissait pas d' un processus de paix mais d' un processus d' indépendance vous êtes d' accord avec cette prise de position cela c' est le débat du Pays Basque espagnol moi je suis européen et je suis français vivant au Pays Basque français je dis simplement par rapport à un état de droit que la reprise de la lutte armée que la reprise de la violence politique que la ne peut pas se justifier euh tous ceux qui militent pour autre chose pour le pour l' autonomie ou l' indépendance du Pays Basque espagnol ont tous les moyens d' expression en aucun cas nous ne pouvons accepter nous qui sommes démocrates que la violence armée vienne réinvestir ainsi le coeur de l' Europe Pampi Dirazar juste une petite question à monsieur Brisson qu' est-ce qui peut justifier que les prisonniers basques soient maintenus à loin du Pays Basque dans des conditions qui ne sont qui sont loin d' être légales c' est-à-dire que on n' applique pas aux prisonniers basques les mêmes conditions qu' à des com-~ des prisonniers de droit commun je réagirais pour ce qui concerne la France et je ne peux moi que comme élu responsable responsable et responsable du tout à fait tout à fait je ne réagirais que pour ce qui concerne la France comme élu d' un parti politique français pour dire qu' en effet beh c' est le temps alors il y a en France il y a en France une une trentaine de prisonniers ah mais je vous parle de la France dont parlait François Maïtia c' est l' incompréhension parfois de ce qui se passe ici et je ne pense pas que la décision de l' E T A aide à améliorer la compréhension à Paris de ce qui se passe chez nous c' est vrai que nous avons parfois du mal à faire comprendre ce qui se passe ici et pour ce qui me concerne euh je peux continuer de plaider de militer pour que les prisonniers puissent être plus prêts de leur famille c' est-à-dire donc dans des dans des des lieux de détention qui permettent aux familles de les visiter moi je suis prêt à m' associer à s toute s démarche même une fois la trêve rompue la question peut être posée également à François Maïtia oui bien sûr euh on peut comprendre et ça c' est la loi française que les prévenus soient maintenus dans le ressort euh géographique du juge d' instruction qui instruit euh les affaires les concernant et là on ne peut pas rapprocher ces prévenus euh du lieu de leur domicile mais pour ce qui concerne euh les personnes qui ont été jugées et qui ont été condamnées à subir des peines d' emprisonnement eh bien je milite moi aussi pour que ces personnes-là puissent vivre bon le plus prêt possible de leur famille parce que la meilleure garantie pour une réinsertion ultérieure est bien de maintenir des liens forts avec la famille et l' entourage donc ici les pri-~ les deux prisons les plus proches sont Gradignan et Lannemezan et euh certainement des prisonniers devraient mériteraient probablement d' être incarcérés à ces endroits-là je rappelle que vous pouvez poser vos questions dans cette émission en direct au 05 59 59 17 17 et nous avons une question une question qui nous vient d' Antione de Saint-Jean de Luz Antione nous vous écoutons oui euh je crois que isoler ce problème de trêve ou non trêve du problème général qui se pose qui est un problème réel qui se pose au Pays Basque avec une intensité différente euh euh mais c' est un problème c' est un il y a pas plusieurs problèmes il y a un problème c' est celui du Pays Basque il se pose de façon différente et des deux côtés c' est vrai j' entends dire à monsieur Brisson qu' on peut tout dire on peut on peut parler de tout oui mais on peut parler de tout au café du commerce euh par exemple on peut pas parler de département avec les responsables avec les responsables politiques de Paris euh à ce sujet l' absence totale de de je dis absence hein de Nicole Perry et et que j' ai honte que j' ai honte vraiment je connais Nicole Perry jamais j' aurais cru une chose pareille d' elle il faut que ce soit euh madame Dominique Voynet qui dise au ministre de l' Intérieur qui parle tant de sa République que il faudrait qu' il respecte les décisions de justice est ça l' état de droit Antione vous voulez lier la question du département la question de cette rev-~ cette revendication d' un département Pays Basque d' accord eh bien je termine avec le département je dis que c' est un ensemble maintenant je parle du sud euh au sud euh euh les gens euh de souhaitent effectivement l' indépendance bien quelle indépendance peut-être pas celle du dix-neuvième siècle qui est une indépendance romantique mais une indépendance qui permette de de respecter de défendre l' identité la langue étant donné que la monnaie on n' est pas indépendant pour la monnaie personne ne l' est pour l' armée personne l' est pour euh les décisions industrielles les multinationales prennent pour la distribution les multinationales donc de réserve de de de préserver la partie identitaire c' est un ensemble c' est vraiment dommage c' est vraiment dommage que euh la trêve se soit soit interrompue je crois que il y aura une deuxième trêve mais mais euh croyez-vous et je pose là la question euh aux deux élus de du Parti Socialiste et du et du j' allais dire du Parti Populaire c' est un c' est un lapsus freudien mais mais enfin c' est la même chose de dire R P R ou Parti Populaire et je pose la question aussi au représentant d' Abertzale Batasuna croyez-vous que ce soit beaucoup demander que de dire le peuple basque décidera librement de son destin c' est équivalent à ce qui a été la déclaration de Downey Street qui est celle qui a mené à la pacification pour l' instant de l' Irlande du R P R Max-François Brisson une première réponse c' est vraiment trop demander voilà merci de d' avoir été patient merci à vous moi je suis opposé j' ai été opposé clairement et dans le débat démocratique qui a été important sur toutes les ondes ici y compris et par par toute la presse dans tous les forums possibles j' étais moi opposé j' ai même organisé une réunion dans mon propre parti à la création d' un département Pays Basque parmi les raisons pour lesquelles je m' oppose eh bien je crois que notre auditeur vient de m' en donner de me conforter c' est vrai que pour certains qui a~ réclament un département ce n' est qu' une première étape d' un cheminement d' un chemin vers lequel je ne veux pas aller et alors comme je n' ai pas envie d' aller sur ce chemin je n' ai j' ai décidé en ce qui me concerne François Maïtia fait un choix différent de ne pas franchir la première étape pour le reste sur la question du département si on n' a pas pu en parler alors là vraiment je tombe des nus parce que je trouve qu' on en a beaucoup beaucoup parlé François Maïtia eh bien euh l' auditeur qui nous interrogeait parlait d' indépendance il parlait d' indépendance du Pays Basque eh bien lorsqu' on rapproche ces deux termes nous sommes bien en train de parler de la situation en Espagne parce que euh indépendance du Pays Basque cela ne concerne pas le territoire de la République française alors s' agissant de l' affaire d' un pays voisin et ami eh bien il lui appartient dans ce conflit avec les interlocuteurs du Pays Basque de bien mesurer euh l' état de la demande et les marches de progrès qui peuvent être faits dans ce sens ou pas mais s' agissant de la France il ne saurait être question que cette portion du territoire de la République française soit mêlée euh à cette question de la même façon que la Navarre souhaite rester en dehors de tout autre processus nous sommes bien ici avec des Pays Basques avec trois Pays Basques il y en a un en France du côté espagnol il y a la Navarre et Euskadi et tout ceci crée une très grande complexité Eukzadi a une très large autonomie qui a été très largement approuvée lors du référendum sur l' auton-~ sur le le autonomie et pour l' instant ce qui a été exprimé par euh les les électeurs d' Euskadi c' est une adhésion au statut euh d' autonomie alors euh euh certains peuvent dire que la majorité du Pays Basque est pour l' indépendance je ne sais pas où ils vont chercher ça alors est-ce que Pampi Dirazar vous suivez François Maïtia sur ce point entièrement est-ce que est-ce que la question du département euh Pays Basque la question d' un la création d' un département Pays Basque est une question strictement française à votre avis la question alors je répondrais je vous comprendrez bien que moi je ne vois qu' un Pays Basque pour moi que je rejoins l' auditeur Antione qui disait que le problème basque le conflit basque est en fait un seul conflit ce n' est pas il n' y a pas un conflit sur le territoire espagnol et un conflit sur le territoire français le les fondements mêmes euh de ce conflit ont nettement ont été clairement exposés lors des accords de Lizarra-Garazi qui ont été signés une semaine avant la trêve alors on rappelle donc en deux mots ce que sont les accords de Lizarra-Garazi des accords qui sont intervenus quelques très peu de temps quelques jours avant la trêve de l' E T A et qui visaient à aboutir vers une solution démocratique une semaine tout à fait c' est-à-dire c' était euh les accords de Lizarra-Garazi euh avaient été euh étaient la conséquence de euh d' un processus à l' irlandaise où plusieurs partis politiques plusieurs syndicats se sont regroupés autour d' une table et ont cherché à comprendre le pourquoi du conflit basque et les réponses ou la méthode qui pouvait être adoptée pour sortir de ce conflit