visite_guidee_manoir_guide1

Corpus:
CLAPI (O)
Filename:
visite_guidee_manoir_guide1
Contact:
Clapi
Abstract:
visite guidée : Interaction entre une guide et un groupe de visiteurs dans un manoir
Recording date:
20/05/2011
Recording duration:
00:46:15
Signal type:
audio
Sound quality:
enregistrement défectueux
Anonymization status (recording):
bip
Annotation tiers:
Annotation automatique
Identifier:
GU1, GU2, HV1, HV2, FV1, FV2
Gender:
F, F, M, M, F, F
Annotation status:
automatique
Type:
activité
Sector:
professionnel
Milieu:
amical
Modality:
oral
Number of speakers:
2+
Channel:
face_à_face
Sample address:
/annis-sample/clapi/visite_guidee_manoir_guide1.html
Text:
bienvenue euh au manoir de kerazan en plein pays bigouden alors je me présente je m' appelle NNAAMMEE je colle bien au décor le prénom ça va oui je suis auvergnate est-ce que vous êtes bretons ah oui non non non non pas du tout alsaciens d' accord ah je vais y aller bientôt je me suis dit qu' il fallait absolument qu' à noël je découvre le marché de noël ah d' accord à noël oui et vous et ben nous on est de la région parisienne mais on habite sur la vendée maintenant d' accord voilà c' est pas mal aussi oui et il y a beaucoup de bouchons à la roche-sur-yon mais ah oui bien eh ben si vous avez des questions surtout vous n' hésitez pas vous m' arrêtez vous me coupez hein j' essaierai d' y répondre voilà mais euh étant auvergnate le pays bigouden hein je suis preneuse de toutes informations voilà donc n' hésitez pas si vous avez des questions voilà alors petit historique rapide je vais essayer de pas vous noyer dans les noms parce que bon il y a quand même euh énormément de familles qui ont été propriétaires de cette demeure donc faut imaginer qu' ici à la fin du quinzième siècle on avait déjà euh le nom de kerazan qui ressort dans les textes juste pour le domaine le gros oeuvre du du bâtiment date de la fin du seizième siècle et on avait là un manoir typiquement bigouden donc faut l' imaginer seulement de plain-pied l' étage supérieur au-dessus ben n' existait pas ouais ouais on avait déjà le plan en l donc avec un retour de carte et on avait bien sûr un toit d' ardoises c' est ce qui faisait un manoir typiquement bigouden hm mais les siècles passent et puis ah au dix-septième dix-huitième surtout la famille gentil de rosmorduc arrive ici achète bien bretons achètent le manoir et il y avait auparavant deux blasons de la famille ah oui voilà ah et eux en plein di en plein milieu du dix-huitième siècle ce qui plaît c' est le classicisme néoclassicisme hein donc ils vont refaire la façade en r en ajoutant un étage donc une façade bien plus classique bien symétrique ils vont également aménager un parc à l' anglaise donc si vous avez l' occasion tout à l' heure vous pourrez vous balader dans cinq hectares donc ça aussi hein les gentil de rosmorduc mais parce qu' il y a un mais le dernier des propriétaires gentil de rosmorduc louis ange aimé gentil de rosmorduc n' était pas était anti-révolutionnaire mais bon pas chouan ouais curieux pour un breton hm ben dans le pays bigouden c' était relativement normal et pour ça c' est pour ça qu' on a donc enlevé les les blasons à la révolution et que le domaine a été vendu comme bien national en mille ne sept cent quatre-vingt-dix donc bien sûr après ben par les jeux de vente d' achat de mariage on passe encore hm aux noms de différentes familles et finalement au dix-neuvième siècle c' est monsieur alour arnoult qui achète le domaine et lui il entreprend ben d' en faire une demeure vraiment somptueuse et il commence déjà au à augmenter les niveaux du plafond du rez-de-chaussée donc ça on le verra tout à l' heure et sa fille noémie arnoult va épouser monsieur astor joseph astor donc deuxième du nom et c' est monsieur astor qui va composer la collection que que nous allons voir que nous allons visiter dans quelques instants et ces deux personnes-là bah noémie arnoult et monsieur astor ont un enfant joseph georges astor notre donateur donc qui lègue l' ensemble du domaine à l' institut de france à sa mort en mille neuf cent vingt-huit et c' est aussi ce monsieur là qui fait édifier tous les communs enfin les anciens communs en mille neuf cent douze mille neuf cent treize donc plusieurs conditions par contre à ce legs la première c' était bien sûr euh que ce soit un musée ouvert un certain nombre de jours par an voilà pourquoi vous êtes là et surtout ben que la collection reste le plus possible ici entretenue euh voilà ah oui dernière des conditions de créer une école qui soit utile aux jeunes filles du pays bigouden c' est la p l' époque de la crise de la sardine donc il faut que les bigoudènes ramènent un petit peu d' argent à la maison et c' est pour ça qu' est créée une école de broderie voilà depuis mille neuf cent soixante-six elle a fermé hein il y avait plus assez d' élèves le tertiaire a gagné mais voilà est-ce que jusque-lÀ ça va ouais très bien je vous ai pas trop noyé non non pas du tout non jusque-là ça va c' est fini avec l' histoire je vous propose bon je vous propose de rentrer euh directement et de voir cette collection petit vestibule d' entrée et là donc sur votre droite vous allez avoir la la photo de la famille euh astor arnoult ah oui et le l' enfant qui est au centre c' est notre donateur joseph-georges astor le dernier le petit dernier il a pas eu de il a pas eu de descendance il s' est pas marié pour euh il se ne s' est pas marié continuer il a pas eu d d' enfant légitime et oui ah voilà oui il a eu un un petit garçon mais qui est mort avant lui de toute manière ah ah bon alors dans ce vestibule vous allez trouver des oeuvres euh d' inspiration bretonne mais si vous regardez bien vous n' aurez jamais de romantisme tel que pouvait l' écrire euh ben chateaubriand tel qu' il parlait de la bretagne ici il y a pas de cheveux au vent il y a pas de menhirs il y a pas de ruines on est dans la représentation quotidienne mais c' est ce qui plaisait beaucoup à la famille astor parce que là voyez on a la laveuse ou encore euh ben mère et enfant ou des représentations d' intérieurs bretons et puis de de ville donc pas de romantisme ici vraiment des représentations de la vie quotidienne ce qu' on verra tout à l' heure dans au travers de la peinture je vous emmène dans une cuisine bigoudène je ne sais pas faire les crêpes c' est sombre quand même hein hm tout en fond comme ça j' ai l' impression d' avoir un gros groupe alors qu' en fait vous êtes que quatre mais ça fait toujours plus de gens dans la pièce ah ça c' est alors ici il fait un petit peu meilleur beaucoup plus frais c' est frais hm ben c' est euh dû à l' épaisseur des des murs ah ouais qui gardent bien la la fraicheur donc en été c' est plutôt agréable là vous êtes dans la partie seizième du bâtiment et dans le à cette époque-là pour euh lorsqu' il y avait qu' un i un une toiture au-dessus ils faisaient des murs aussi épais que ça parce que il y a pas d' étage il y a rien du tout il y a pas d' étage à l' époque il y avait pas d' étage mais faut quand même imaginer nan nan nan pas au seizième après c' est venu au dix-huitième ah oui mais faut quand même imaginer que vous êtes dans un pays ici rude eh ouais ouais ouais on est au bord de la mer et en général eh ben il faut se protéger du vent faut se protéger des embruns donc euh on va trouver souvent aussi les les fenêtres toujours d' un même côté ouais ouais hm hm donc les pièces au final très fraiches ah oui et si vous vous retournez vous allez avoir dans l' épaisseur des murs alors une sorte de placard bien particulier hm hm qui sont des garde-manger hm donc ça ça a été ramené au dix-huitième ah oui vous voyez l' ancêtre des frigos il est là et vous avez déjà vu cette cuisine dans une publicité laquelle euh typiak ou quelque chose c' est pas les typiak typiak les trois bretonnes si c' est ça oui oui et les caméras justement étaient là ah ah ils ont filmé là ah c' est ça qu' ils ont filmé oui oui oui ah voilà assises là quand elles sont assises euh c' est pas ça donc souvent alors c' était c' était aménagé différemment quand ils ont filmé mais elles elles étaient as assises effectivement devant ce mur ah oui oui oui ouais elles sont assises oui elles sont assises il me semble hein oui alors cuisine typiquement bigoudène par plusieurs enfin petites choses si je vous montre le linteau de la cheminée là il va falloir avoir de bons yeux je vais vous montrer une croix qui a été gravée est-ce que vous la voyez ouais on distingue on la distingue c' est déjà pas mal ouais en fait les bigoudens avait pour coutume seizième dix-septième dix-huitième de graver sur la cheminée des croix quand il y avait un mort dans la maison donc petite croix pour les enfants plus grande pour les adultes oh là là voyez faut distinguer hm nec plus ultra aussi à de l' époque moderne vous avez là un évier l' évacuation d' eau ah bon donc euh ce récipient qui servait à ramener l' eau hm hm et pour ça ben on n' était pas obligé de passer par le vestibule puisqu' on avait une petite porte tout au bout là-bas qui a été obstruée ah d' accord ah oui y a un le puits se trouve juste derrière là il est visible derrière oui voilà ouais et ils prenaient de l' eau hm voilà aspect pratique toujours très pratique hm petit clin d' oeil à l' école de broderie qu' il y avait auparavant dans les communs ah la broderie une machine alors à broder à broder donc bien sûr ça aurait pu être dans les communs mais plutôt que de les laisser là-bas maintenant ce sont des salles d' exposition elles ont mis dans la cuisine hm hm vous pouvez également trouver cette armoire hm typiquement bigoudène alors pourquoi bigoudène qu' est-ce qu' on ne trouve pas dans nos régions le tiroir du milieu oui on les trouve en auvergne en fait ben déjà les motifs ah oui c' les motifs religieux hein oui les bretons hein voilà on connaît leur leur ferveur est vrai et surtout les clous plus on avait de clous plus on était riche ah bon c' était vraiment le symbole de la richesse comme en alsace avec les boutons euh plus on avait de boutons plus on était un homme de b de bonne famille oui oui oui donc là c' est le même principe mais c' est sur les meubles voilà donc d' où l' expression ça ne vaut pas un clou voilà merci les bigoudens ah bon alors vous allez voir que c' est un manoir qui est quand même assez bien meublé alors je pourrai malheureusement pas parler de tout si vous avez des questions sur euh une chose en particulier vous m' arrêtez avez-vous des qu des questions sur euh cette pièce ouh là non ben on va dire que j' ai tout dit alors hm bien alors on va aller à l' étage dans une pièce enfin deux pièces plus intimes ce sont les les chambres de monsieur et madame ast a arnoult astor donc les parents du donateur ça grimpe oh il y a qu' un étage seulement il y a qu' un étage voyez j' épargne personne là faites attention pour les plus grands attention aux têtes ça va le lit est un peu plus grand comment le lit est un peu plus grand que on avait visité d' autres musées où le lit il fallait être assis dedans ouais bah là c' était le même principe hein c' est-à-dire que c' est le même principe bon à la limite moi je pourrais me coucher oui parce qu' on n' est pas très grand donc là vous êtes dans la chambre de monsieur arnoult donc le père de notre donateur astor je dois vraiment avoir un problème le père du donateur et la totalité du mobilier que vous voyez donc euh que ce soit le lit la table de chevet euh le secrétaire ou la commode c' est en érable clair donc c' était euh hm hm une commande achetée comme aujourd' hui vous pourriez acheter un salon hm hm alors effectivement le lit était fait pour y dormir assis assis plusieurs raisons c' est qu' on avait peur de la mort hm hm donc euh être allongé c' était symbolique donc on dormait à demi assis et surtout on mangeait tellement au dix-neuvième siècle qu' on avait peur de s' étouffer donc on avait non seulement des pots de chambre mais des vomissoirs en plus voilà voilà bon là ici on n' a qu' un pot de chambre hein assis comme ça et ils arrivaient à s' endormir a assis tout le temps comme ça je pense que ça doit être une habitude à prendre comme nous quand on est allongé mais euh ouais oui j' ai jamais essayé je suis tellement bien allongée que oui je crois ça doit pas être facile de rester toute la toute la nuit comme ça oui voilà oui la nuit comme ça ça et euh c' est pour ça ils ont dû changer après en se rendant compte qu' ils étaient toujours réveillés allongés ah oui alors au dix-neuvième siècle puisque là on est en plein dedans vous allez voir que on va parler de plein de mobiliers différents donc je vous ai parlé de leur goût bien sûr pour la peinture bretonne mais le mobilier c' est vraiment l' éclectisme donc on va mélanger tous les grands styles qui ont fait l' arch l' architecture ou le mobilier français donc euh louis quatorze régence louis quinze louis seize on n' hésite pas on mélange tout pour rappeler la grandeur passée de la france alors ici par exemple on regarde les pieds cannelés de ce meuble qui est un un bureau hm les pieds cannelés ça per ça rappelle pour le pays la redécouverte de donc sous louis seize et on se dit ha ben ça c' est néoclassique donc c' est du louis seize ça peut effectivement seulement là la la peinture de la technique montre bien quand même qu' on est sous le dix-neuvième siècle ah donc éclectisme le plus parfait on n' hésite pas reproduire ce qui a fait la grandeur passée de la france pareil pour ce blason le blason il n' a jamais existé il a été inventé de toutes pièces vous le retrouvez en dessous hein sur euh la plaque de fonte voilà donc c' est pour se rappeler toujours la grandeur passée de la france pour s' identifier à quelque chose et plus tard on on verra tout à l' heure dans la visite qu' on a également des personnages on se raccroche à des personnages français hm donc on n' hésite pas et voyez qu' on les reprend euh un peu partout donc éclectisme parce que voyez qu' à côté vous avez du charles dix c' est pas choquant hm hm donc quand on a de l' espace dans une maison on mélange tout alors est-ce que vous avez des questions et ils ils ont ils ont refait les les les derniers propriétaires ils ont ils ont refait l' intérieur de la pièce ou c' était que alors l' étage a été entièrement refait au dix-neuvième l' origine ouais parce qu' ils ont monsieur arnoult a augmenté les plafonds ouais et après ils ont aussi euh rajouté tous les lambris donc avant tout l' habillage des murs aussi c' était eux voilà oui alors attention à vos têtes oui ouais tout le monde devrait presque passer oui faites attention vous avez monté trois petites marches puisque on a augmenté le plafond de la grande pièce dans laquelle on va aller juste après han han voilà donc vous avez trois marches faut pas vous inquiéter et le le sol aussi qui est un petit peu bombé euh pour jouer aux billes alors on avait tout à l' heure la on a été dans la chambre de monsieur astor ce monsieur était sénateur donc euh du finistère et sa femme devait nécessairement être à la mode curieuse et puis coquette aussi donc voilà pourquoi vous avez la salle de bain la salle de bain avec sa baignoire euh révolutionnaire enfin de type révolutionnaire ah oui donc on voit encore marat dedans presque pierre valette donc une femme euh coquette mais une femme euh qui est aussi pieuse ah oui croyante voilà parce que vous avez bah deux prie-dieu un crucifix c' est vraiment la seule de la famille qui est croyante et qui aura ce ce mobilier religieux tous les autres sont anticléricaux et francs maçons et s' en cachent pas voilà hm vous pouvez imaginer également ici sa garde-robe grands placards dans lesquels v on a mis encore des clins d' oeil euh à la broderie qu' il y avait dans les communs avec des petits costumes euh bigoudens les armes de poing de monsieur la vaisselle de ses enfants hein parce qu' elle a eu joseph georges astor notre donateur et une petite fille également gabrielle qui est morte euh qui est morte à trois ans mais bon vaisselle euh rose pour les garçons aussi hm une ombrelle euh ombrelle bésicles aussi euh des objets du quotidien et ça c' est quoi alors ça c' était les bah les guirlandes florales qu' on trouvait essentiellement dans les dans les églises ah ouais et euh donc là on les a repeints en noir parce que souvent c' est doré ou donc des lambris qui ont été récupérés ah d' accord on va redescendre dans la grande pièce qui a été justement surélevée le grand salon tu as vu euh qu' est-ce que c' est que ça une lampe attention l' escalier oui ça doit être une lampe oui n' hésitez pas rapprochez vous du centre le but ça va être de regarder dans les miroirs plus vous êtes au centre mieux ce sera si vous regardez il y a une mise en abime euh parfaite et le lustre est reflété à l' infini ah oui au contraire tout ça ça bien été pensé au dix-neuvième siècle puisque je vous l' ai dit on a augmenté le plafond de niveau donc on a habillé les murs différemment et on a rajouté des lambris donc euh hm à toutes les hauteurs qui rappellent les colonnes de louis seize donc c' est néoclassique et là on a un vrai lustre louis seize donc qui vont bien avec les lambris néo euh louis seize donc ç tout ça c' était un une création qui a été réfléchie et puis dans cette création de style louis seize et bien on a inséré plein de meubles donc là c' est le l' éclectisme dont je vous parlais tout à l' heure ici par exemple on retrouve ces cannelures qui nous font encore penser à louis seize mais là on est sous louis philippe donc dix-neuvième on va encore retrouver un ch un salon charles dix donc plus épuré ou encore sous napoléon trois on va construire cette table de jeu qui a des pieds courbés en s qui rappellent louis quinze donc tous ces meubles-là ils sont bien du dix-neuvième et voyez l' éclectisme le plus parfait dans une grande pièce c' est pas choquant on s' y fait vite mais on n' hésite pas avoir par contre de vrais meubles du dix-huitième siècle comme par exemple bah ce cabinet -là de voyage alors que il n' est pas et ça rappelle euh le commerce avec la compagnie des indes qu' on peut avoir euh à l' orient puisqu' il y a de l' import import euh ce cabinet qui rappelle les échanges ou encore bah ces porcelaines porcelaines de chine et on n' hésitait pas au dix-neuvième à les monter donc là quelque chose de français alors je vous parlais tout à l' heure aussi de peinture on a une collection des meubles mais aussi de peinture et les astor se sont passionnés pour la peinture bretonne ils étaient militaires et ils sont atterris ici dans leur carrière et ensuite ils ont engagé une carrière politique tombés amoureux de la bretagne ils ont vu des sujets qu' ils n' avaient jamais vus re représentés avant les feux de la saint-jean par exemple les marines ils viennent du lot on connaît pas tout ça donc ils commencent à composer leur euh leur collection et on voit apparaître voyez bah des vues de côtes euh hm hm avec des peintres soit bretons soit justement des peintres euh français qui n' ont jamais vu ça et qui viennent représenter des choses nouvelles bien sûr des marines dans une collection d' art breton c' est normal et là je suis fière de vous présenter un auvergnat que j' ai découvert ici charles cottet donc je vous assure en auvergne euh bah les feux de la saint-jean on connaît pas hm hm les processions très peu ou alors pour saint bernille hein donc les feux de la saint-jean c' est quelque chose qui est tout nouveau pour charles cottet et qu' il n' hésite pas représenter faut imaginer nos nos propriétaires eux non plus ne connaissent pas donc voilà ça les intrigue et charles cottet représente également cette procession qu' il y a là et quand on a fait une collection d' art breton on ne peut pas passer à côté de l' école de pont aven qui est l' oeuvre de gauguin alors là deux maurice denis de part et d' autre euh de la porte et donc voyez encore des sujets bretons donc c' est pas étonnant c' est quand même assez curieux de voir des des collectionneurs qui achètent des tableaux contemporains ça se fait très peu on sait pas ce que ça vaut on connaît pas trop les critiques ni les retours voilà c' est assez rare dans les collectionneurs que les collectionneurs du dix-neuvième siècle achètent de tels tableaux mais voyez finalement ils ont pas fait un mauvais euh mauvais insev investissement ouais c' est vrai est-ce que jusque-là ça va oui j' ai toujours perdu personne hm hm nan non toujours pas de question désolée hein petit problème technique voilà excusez moi alors on va continuer avec la salle à manger alors là c' est des pièces un peu plus intimes que ce grand salon de réception ça grince oui c' était des des planchers de bal donc on les changeait tous les ans voilà ils étaient faits pour être changés c' est les les derniers propriétaires qui l' ont remeublé entièrement euh le château euh ben la dernière famille en fait la dernière famille quand ils ont acheté il y avait plus rien dedans qui a acheté tout ça en fait ils ont hérité de s de monsieur arnoult enfin par mariage euh ah ouais vu qu' il ét monsieur astor s' est marié avec la fille de monsieur arnoult donc ils ont fait un héritage euh héritage et puis surtout euh complément et complétion de la collection d' accord hm alors dans cette salle à manger on reste dans l' éclectisme parfait euh du dix-neuvième siècle puisque là tous les meubles à l' exception du du buffet de corps hm là-bas euh sont du dix-neuvième donc voyez surtout alors ça se voit très bien sur ce fauteuil-ci on mélange tous les styles on va reprendre les cuirs que l' on pouvait trouver euh sous françois premier hm les frontons renaissance italienne ou qui rappellent la renaissance italienne bien euh la garniture qui fait penser à françois premier ou henri quatre et les pattes euh de lion qui font penser aux bestiaires médiévaux aux gargouilles donc on mélange tout on n' a pas peur on n' a pas peur on n' a pas peur c' est ce qui a fait la grandeur passée de la france et pareil on retrouve sur les les dossiers de siège ici alors quoi faites-moi plaisir vercingétorix merci pour une auvergnate merci vercingétorix donc un grand gaulois et là-bas saint-louis non saint ah non pas tout à fait on reste dans les rois mais euh bah henri quatre non merci celui qui a inventé l' école charlemagne voilà charlemagne ah charlemagne hm alors sur les murs pareil on va se tourner de ce côté vous avez des toiles qui sont de théophile deyrolle trophées de chasse voilà trophées de chasse donc poisson ou lapin ou encore poisson et là ça c' est pour mettre en appétit ah je sais pas si ça a exactement le le même rôle aujourd' hui si ça fonctionne toujours aussi bien mais voilà c' était appétissant voyez comme quoi les ch les siècles ont changé hein les choses changent les goûts ont changé ça vous ça vous donne faim vous ça vous déplairait pas non mais pourquoi pas une petite bécasse ou un petit lièvre aussi pourquoi pas ah faut qu' il soit bien préparé hein ils aimaient la nature oh bah ici quand vous habitez à loctudy il vaut mieux ouais c' est sûr surtout à cette époque-là je pense ça oui elle était bien éclairée la pièce quand même hm bah il y a des fenêtres là c' est vrai que c' est bien exposé après me demandez pas s' il vous plaît combien pèse le lustre parce que je saurais jamais vous répondre je étais en train de me poser la question de il est beau quand même et attendez c' est pas le plus le plus lourd qu' on ait faut qu' il soit bien accroché hein pour l' instant ça bouge pas donc je vous propose d' aller voir un plus gros lustre justement dans la salle de billard et plus haut plus gros ah oui plus gros oh lo là alors je vous avais pas menti hein ah oui la suspension euh c' est c' est c' est le nôtre en plus grand ah oui dis donc oh là là dans cette salle de billard vous avez des lambris différents euh de ceux de la pièce euh du salon là vous avez des lambris typiquement bigoudens et surtout par les formes de corne qui euh qui sont en haut les cornes inversées retournées cornes de bélier ça c' est un motif typiquement bigouden qu' on retrouve d' ailleurs sur les costumes hein alors on reste dans ce siècle euh où on aime l' éclectisme dans le mobilier et voyez là ce bah ce meuble à tiroirs cabinet si vous préférez on reprend le style portugais du dix-septième siècle alors choisissez bien vos tiroirs rangez bien vos affaires ils s' ouvrent pas tous si si si ah si d' accord mais pas tous ensemble en fait et là euh ce meuble tiroir le petit qui est vers la porte et puis cette table également donc là on est dans un espace réservé aux hommes hein et on pouvait jouer au billard bah soit la manière française soit manière anglaise et on fermait les les orifices et aux murs euh on complète la collection vous avez euh la plus grande collection d' oeuvres de auguste goy et auguste goy bah on l' aimait beaucoup la famille astor l' aimait beaucoup parce que c' était un peintre originaire de qui avait pour habitude euh de représenter la vie quotidienne en bretagne donc tout ce qui plaisait aux astor et pas de romantisme donc vous avez des scènes d' intérieur alors soit la taverne soit un intérieur breton avec une fileuse mais il aime aussi représenter euh les paysages bretons qu' il ne connaissait pas donc voyez on en a partout et on en a aussi beaucoup en réserve et c' est ici à kerazan que vous trouvez la plus grosse euh collection d' oeuvres d' auguste goy donc pièce qui lui est entièrement réservée est-ce que vous avez des questions sur cette pièce tout va bien tout va bien c' est en quoi c' est en quoi les les meubles là je saurais pas dire le bureau là je sais pas du tout c' est de la marqueterie la marqueterie est remarquable alors je ne sais pas vraiment d' où il provient ou si euh si il est français s' il est plutôt autrichien bonne question un grand débat encore c' est quoi pour les boules pour récupérer les boules pour les boules ah oui ah d' accord ça va vous êtes pas loin vous êtes pas loin alors nous voici dans le fumoir donc on n' était pas loin du cendrier effectivement euh donc dans le fumoir bien sûr on y fume le cigare voyez wouaw hm c' est pas mal hein et on pense à tout hein pour les aérer bien sûr mais aussi de quoi les stocker pour les faire sécher et lorsqu' on jouait donc au jacquet au tric trac au backgammon si vous préférez on n' hésitait pas quand on était un homme bien sûr à s' asseoir à califourchon s' accouder pour regarder jouer alors vous allez me dire ah bah ça c' est une fumeuse effectivement c' est une fumeuse hm bon ben donc on va avoir tous ces ustensiles euh à l' intérieur ah sous la main et en plus euh vous remarquez que la garniture ben vous avez des pipes par exemple ah ouais et on ne fumait pas que le cigare à l' époque on fumait également l' opium ah donc vous avez toutes les pipes euh et ustensiles euh pour fumer et comme vous avez super bien suivi tout ce que j' ai dit tout au long de la visite vous allez pouvoir me répondre les pieds cannelés comme ça les pieds droits c' est quel style et ben c' est celui de louis seize hin et oui louis seize merci seize hm et les pieds en s plutôt quel style louis quinze merci voilà bon après ça on est dans le dix-neuvième hein tiens il y a opium ouais alors vous avez euh un petit peu de tout hein vous avez du verre euh de la corne de l' ivoire ah c' est joli hein et qu' est-ce qu' ils faisaient les propriétaires comme euh ils faisaient du négoce ils faisaient quoi comme à la base ils étaient comme euh euh militaires hm pour devenir politiciens donc euh maires sénateurs hommes politiques ah oui oui et ils avaient entrepris déjà avant de venir en bretagne une collection de peinture ah voilà c' est pour ça qu' ici vous n' avez pas de sujet breton hm hm hm hm hm donc vous avez ben des primitifs flamands italiens là avec fra bartolomeo donc quand même un goût certain faut le reconnaître ou bien aussi l' école de fontainebleau avec euh la jeune femme et le vieillard la courtisane et le vieillard ou alors mercure et euh et les armes euh de mars qui joue avec les armes de mars donc école de fontainebleau dit aussi érotisme hm c' est pour ça qu' on l' a ici dans le fu dans le fumoir et pas ailleurs parce que forcément les dames pas d' érotisme pour ces dames juste pour les hommes hm des questions peut-être pas de question et on va passer dans un espace de femmes il jouait lui même de du piano certainement ouais il est joli par contre après c' est souvent non mais ça aurait pu être pour décorer hm parce que il date du début beaucoup de gens ont des pianos du vingtième pour le décor oh oui donc c' était certainement euh notre euh donateur oui qui l' a acheté alors espace de femmes déjà dans les couleurs peut-être hm hm mais surtout dans le mobilier ah c' est marrant donc là vous avez des cabriolets des chaises cabriolet donc avec une garniture du dix-neuvième très fleurie très féminin et vous avez remarqué monsieur aussi la mode illustrée ah oui les trois suisses euh de l' époque ou la redoute si vous voulez on savait déjà que c' est une pièce pour femmes comment ça me ça explique la pièce pour femmes voilà et pas que ça explique aussi notre euh notre euh commun enfin société de consommation voilà hm aujourd' hui on y peut rien il y avait déjà de la pâte épilatoire ah oui en mille huit cent quatre-vingt-dix-neuf ah il y avait déjà jouvence de l' abbé soury maggi aussi nestlé on n' y est pour rien ah ouais on n' est que des victimes vous êtes d' accord hm hm ouais oui oui hm donc là vous retrouvez encore voyez une commode louis quinze une vraie commode louis quinze hm hm et là-bas avec euh donc les cannelures qui sont représentées en en marqueterie tout en trompe-l' oeil on a un secrétaire louis seize ah il est beau hein c' est vrai qu' il est pas mal mais bon la collection mobilière enfin mobilière est est pas mal non plus parce que quand vous regardez vous avez aussi un cartel d' appliques au mur hm ouais et euh selon la technique boule hein de laiton et de d' écorces de d d' écailles de tortue bon il marche plus bien sûr il suffirait juste de le remonter pour ça faut un horloger donc euh alors je vous le disais tout à l' heure alors madame astor donc femme de sénateur coquette va et à la pointe de la m de la mode de la modernité devait se rappeler quand même euh ses directives de vie tous les jours hein et au moyen de ces deux tableaux elle se rappelait qu' il y avait un repas du pauvre du et un repas du riche riche voilà donc ce qui nous fait penser à chardin aussi un petit peu hm hm hm puisqu' en plus son mari était le premier député de gauche euh sénateur de gauche du finistère petit clin d' oeil avec des goûts euh plutôt ancrés dans la droite lui ses goûts ah beh tous les grands collectionneurs du dix-neuvième euh aimaient ce qui mais il y avait aussi son père son père euh monsieur astor était lui dans le camp radicalement opposé ah oui donc il y a peut-être une partie qui lui vient de de son père aussi ah ah oui alors avez-vous des des questions non ça tombe bien là on est pas trop trop nombreux on va pouvoir profiter du du deuxième petit vestibule alors qui a deux particularités la première particularité c' est que là vous avez des oeuvres représentant la bretagne des oeuvres générales pas seulement de la cornouaille ou de la représentation de la vie quotidienne va il y avoir vraiment la bretagne euh au sens large et au fond vous allez avoir les toilettes de madame astor donc grand luxe hein au dix-neuvième siècle ah oui dis donc faut l' imaginer avec un abattant bois et vous avez déjà une chasse d' eau donc il fallait remplir soi-même dans la cuve qui était dans dans la tourelle d' escalier mais allez-y vous allez voir c' est quand même euh le grand luxe ouais carrément de l' époque de l' époque c' est l' ancêtre hm c' est l' ancêtre c' est l' ancêtre oui alors vous imaginez la grande nouveauté oui c' est d' anciens officiers hm hm ici vous êtes dans le bureau bibliothèque des astor et vous avez au mur trois générations alors en fait deux ici et le troisième là parce que ces deux tableaux sont le même personnage alors ici vous avez joseph astor premier du nom donc le grand-père du donateur qui a eu une carrière militaire hein il a fait le tour de la france avant de se fixer à quimper et en mille huit cent trente-six alors qu' il se fixe à quimper il épouse une bretonne madame ferec et il devient maire de quimper mais les révoltes de mille huit cent quarante-huit arrivent plus vite que prévu et euh ben on lui demande très méchamment de partir et la même année d' ailleurs ils lui demandent mais c' était un grand ambassadeur de la de l' hygiène puisque c' est lui qui a imposé à toutes les grandes demeures d' avoir le cabinet d' aisances de faire certaines ré représentations sur le lisier d' instaurer des toilettes publiques à quimper hm hm ce qui explique peut-être les toilettes de madame astor d' ailleurs et sa fille s' est mariée euh sa fille non pardon je reprends c' est pas ça lui son fils s' est marié avec euh madame a arnoult à la base donc devenue astor la propriétaire du du manoir de kerazan voilà pourquoi ce fils-là également militaire fait le tour de la france et vient s' installer à kerazan et il a la même carrière politique que son père puisqu' il devient maire de quimper en mille huit cent soixante-dix mais alors dans le camp radicalement opposé ce que je vous disais tout à l' heure et en mille huit cent quatre-vingt-dix il devient sénateur premier sénateur de gauche alors ça c' est important parce qu' il faut l' imaginer dans une position assez délicate ancien militaire premier sénateur de gauche et à cette époque-là on a l' affaire dreyfus ah oui hin hin voilà ce qui est représenté d' ailleurs sur ce tableau de hin et madame et monsieur astor ont eu joseph georges astor notre donateur qui lui n' a pas pu avoir la même carrière politique ses aïeux puisqu' il était atteint de surdité qu' il a voulu hein et pour euh servir son pays bigouden ben il a continué la collection et entrepris de la léguer à l' institut de france et d' en faire un musée hm hm alors je vous le disais ces trois hommes sont anticléricaux et francs maçons et on retrouve les armes de la franc maçonnerie dans la bibliothèque avec le compas le triangle là hm et un autre clin d' oeil un rat en habits habillé euh comme un ecclésiastique pleins de petits clins d' oeil un rat et pareil il faut imaginer qu' au dix-huitième vous aviez des bretons extrêmement croyants pratiquants oui pieux donc on avait un petit oratoire qui a été transformé en simple placard au dix-neuvième siècle pareil pour la chapelle donc la dernière pièce dans laquelle nous allons aller qui n' a plus rien aujourd' hui d' une chapelle si ce n' est la résonnance mais tout a été entièrement modifié au dix-neuvième siècle pour en faire un lieu de stockage d' oeuvres d' art au bout voilà donc attention à la petite marche alors voyez si ce n' est la résonnance de la pièce plus rien d' une chapelle hein même plus un autel une cheminée c' était quand même assez grand pour une chapelle privative et c' est pour ça qu' on a entrepris au dix-neuvième siècle d' en faire une salle réservée aux comme une réserve d' oeuvres d' art et depuis son ouverture comme musée il s' agit ici d' une pièce euh réservée à la faïence faïencerie et pas la faïencerie de quimper mais plutôt euh d' alfred beau parce que là vous n' avez que des oeuvres d' alfred beau qui était un peintre sur faïence c' est le premier peintre à avoir encadré ses oeuvres c' est c' est de la faïence oui c' est de la faïence oui c' est de la faïence hin c' est pour ça qu' il mérite le titre de peintre sur faïence il va représenter des paysages des marines des scènes historiques comme sur la grande assiette hin hm ou encore des portraits et il révolutionne aussi les techniques de la faïence avec de nouvelles couleurs de nouvelles techniques de cuisson et il est tellement connu et reconnu c' est un breton qui vient de morlaix il euh travaille à quimper dans la manufacture qui devient vite la manufacture porquier-beau d' ailleurs qui va porter son nom et il est tellement connu qu' il expose à l' exposition de mille huit cent soixante-dix-huit euh l' exposition universelle qui se tient à paris et il gagne le second prix c' est quand même énorme pourquoi le second et pas le premier à votre avis parce qu' on on voulait lui donner le premier mais on lui a expliqué pourquoi il n' aurait que le second quelque chose qui avait dû choquer oui et qui ne vous choque pas ah non c' est un violoncelle taille nature mais qui n' a pas de cordes du coup on ne peut pas en jouer ah oui ah d' accord voilà oui trop fragile pour recevoir des cordes et pour avoir euh ben les vibra recevoir les vibrations hein il a fallu plus de seize essais au préalable pour le réaliser c' est une prouesse aujourd' hui il y a plus qu' une ou des petits violons qui sont réalisés en en instrument mais voilà c' est le plus grand instrument au monde ah oui avis aux amateurs ouais voilà alors j' espÈre pendant toute cette visite vous avoir montré qu' il s' agissait ici d' une collection d' art breton soit par les peintres soit par la collection si vous avez des questions je suis prête à y répondre moi je vais vous abandonner dans cette dernière pièce il vous faudra refaire tout le sens inverse vous avez tout le temps qu' il vous faut hm hm avec photos sans flash si vous voulez et si vous avez des questions moi je vous réponds à l' accueil merci voilà merci d' avoir euh supporté les caméras et de m' avoir supporté aussi merci merci beaucoup bonne fin de visite